Commission des budgets  
  Commission des affaires économiques et monétaires  
  Commission temporaire sur les défis politiques et les moyens budgétaires de l'Union élargie 2007-2013  
  Commission parlementaire mixte UE - Bulgarie  
  Le Groupe Willy Brandt  
  Interventions, lettres d'information, communiqués de presse  
 
Mardi 14 novembre 2006 - Programme législatif et de travail de la Commission 2007
Séance plénière à Strasbourg
 
Catherine Guy-Quint (PSE ). – Le programme législatif tel qu'il nous est présenté aujourd'hui n'est que la reconduction tranquille de ceux des années précédentes. Cependant il est remarquable que la Commission ne dise pas un seul mot sur deux grandes réformes sur lesquelles elle travaille aujourd'hui, à savoir la révision des perspectives financières et la révision à mi-parcours de la PAC. Ce sont des points politiquement très difficiles mais nous ne pouvons pas les ignorer. La concomitance, en 2007, du débat constitutionnel, du débat budgétaire et du débat agricole, nécessite une véritable préparation des institutions.
Quant à la réduction des coûts administratifs développée par la Commission, elle est de façon générale sous-tendue par une vision très réductrice et comptable des politiques européennes, une vision à court terme, dont nos priorités politiques font les frais. Nous devrions plutôt mener une réflexion sur l'adéquation entre les moyens, en personnel notamment, fournis à la Commission et la mise en ouvre des politiques que nous cherchons à promouvoir.
Certes, les solutions proposées par la Commission dans son projet pour les citoyens reposent sur l'idée d'un programme politique volontariste orienté vers les attentes et les besoins des Européens. Hélas, aujourd'hui, je ne trouve dans ce document aucune proposition concrète ou inédite pour parvenir à ces fins. Il en va de même de la stratégie de Lisbonne, dont vous nous dites qu'elle a été relancée. Je ne partage pas votre optimisme. Enfin n'oubliez pas que, tous les ans, dans les faits, le virement budgétaire global contredit le document que vous nous présentez aujourd'hui et dénature la volonté politique affichée et votée par notre Parlement. Ce document, aujourd'hui, ne se réduit-il pas à des paroles et à des vœux pieux?

 
Mardi 16 mai 2006 - Rapport de progrès sur la voie de l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie
Séance plénière à Strasbourg
 
Catherine Guy-Quint (PSE). – Monsieur le Président, d'emblée, je voudrais remercier le commissaire pour ce nouveau rapport. Il s'agit là d'un travail administratif de la Commission d'une grande rigueur. Mais cette rigueur même amène la Commission à reporter une fois encore sa décision sur la date d'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. Malgré la dynamique que connaissent ces pays, le rapport émet de vives réserves, alors que le scénario reste favorable à l'adhésion. Une fois encore, vous leur recommandez de poursuivre des efforts dans de nombreux domaines: administration agricole, lutte contre le crime, lutte contre la corruption, la fraude, contrôle des dépenses communautaires. Et les interventions dans cet hémicycle ont enrichi cette liste: insertion des minorités, adoption internationale, contrôle de la contrebande douanière. Or, il faut bien admettre, selon moi, que la Bulgarie et la Roumanie n'ont pas l'exclusivité de ce type de problème. L'actualité européenne nous démontre tous les jours les carences de l'Europe à tous ces égards.
Pourquoi dès lors, Monsieur le Commissaire, ajouter de nouvelles exigences à chaque fois aux critères d'adhésion? Pourquoi repousser une décision qui a soulevé moins de difficultés pour les dix pays qui ont adhéré en dernier lieu? Monsieur le Commissaire, la très grande prudence que vous dicte cette décision aura des conséquences sur l'espoir qu'elle suscite parmi les citoyens de Bulgarie et de Roumanie. Pourtant, depuis un an, nous connaissons les conséquences du désespoir des peuples face à l'avenir de l'Europe. De rapport en rapport, la Commission multiplie les exigences liées aux critères à remplir pour l'adhésion, puis recule devant l'obstacle de la prise de décision. De rapport en rapport, les peuples bulgare et roumain se sentent humiliés, alors qu'ils progressent. Les citoyens doutent de plus en plus de leur droit à occuper une place dans la démocratie européenne. De rapport en rapport, le populisme gagne du terrain. Le moment est donc venu de décider clairement, courageusement, de la date de l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union. Pour nous, ce sera le 1er janvier 2007, car ces deux pays sont essentiels à un vrai projet d'Union européenne.

 
Mercredi 17 mai 2006 - Stratégie politique annuelle de la Commission (Budget 2007)
Séance plénière à Strasbourg
 
Catherine Guy-Quint, au nom du groupe PSE. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, mes chers collègues, depuis ce matin, comme l'a dit le président Lewandowski, nous connaissons le cadre définitif des budgets européens pour sept ans. Depuis ce matin, nous sommes dès lors conscients de la nécessité pour le Parlement de rester modeste, voire humble, dans les propositions qu'il peut s'autoriser à formuler. Même si ce cadre en lui-même est nouveau, il y aura aussi une autre nouveauté, je l'espère, à savoir que ce sera un budget pour 27 États membres.
En tant que coordinatrice des socialistes, j'ai à cœur de défendre le respect des engagements que nous avons pris vis-à-vis des citoyens européens. En ce qui concerne nos priorités, elles resteront d'abord les politiques internes qui doivent soutenir les objectifs de Lisbonne, sans oublier l'environnement et le développement rural, seul gage d'équilibre de l'aménagement du territoire. Promouvoir la croissance durable et la création d'emplois dans l'Union implique que les États membres mettent en œuvre comme il convient la législation en vigueur et la législation proposée, mais aussi que nous proposions des objectifs plus ambitieux en la matière. 2007 devra également être l'année d'un renouveau dans la politique de communication avec les citoyens.
De la même façon, je plaide pour une approche équilibrée de la gestion des frontières extérieures de l'Union, car nous ne pouvons nous contenter d'une approche unilatérale et sécuritaire. Les politiques liées à l'immigration doivent trouver un contrepoids dans l'intégration des ressortissants des pays tiers et la solidarité dans la gestion des frontières. La sécurité tient également à la protection des libertés individuelles, ne l'oublions pas! Il nous faut donc développer les politiques en faveur des réfugiés. En matière de politique extérieure, nos mots d'ordre sont le développement, la démocratisation et les droits de l'homme, mais aussi le respect des objectifs du Millénaire, qui constituent une priorité absolue. L'Union doit se doter d'outils adéquats pour peser sur la scène mondiale.
Enfin, je me permets de me prononcer en faveur d'un cofinancement par la Banque européenne d'investissement de programmes cruciaux pour la concrétisation de la stratégie de Lisbonne et de celle de Göteborg. Il s'agit d'une bonne disposition. Je souhaite en revanche rappeler la nécessité de garantir un financement public suffisamment important pour créer les conditions de l'effet de levier attendu par la BEI. Les garanties d'emprunt et autres mesures équivalentes n'ont pas vocation à remplacer l'argent frais que seule l'Union peut garantir.
Je voudrais, Madame la Commissaire, vous dire que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt que la Commission tablait sur une accélération de la croissance européenne en 2006. Une croissance importante, puisqu'on prévoit 2,6 % d'augmentation. On peut lire dans vos communiqués que l'Europe serait à même de créer 3,6 millions d'emplois. Outre que ces prévisions restent fragiles, notamment à cause de la fluctuation qui prédomine sur les marchés pétroliers, pensez-vous que cette croissance suffise à doter l'Europe des moyens financiers nécessaires à son développement?
Enfin, pour conclure, je souhaite bonne chance à James Elles, qui doit essayer à son tour de conférer de l'ambition à ce budget, mais je pense qu'il lui sera difficile de trouver les moyens d'une politique ambitieuse attendue par les Européens dans un cadre budgétaire aussi rigide et étriqué.

 
Lundi 3 juillet 2006 - Demande de libération immédiate des 5 infirmières bulgares et du médecin palestinien détenus en Libye
Session plénière à Strasbourg
 
Catherine Guy-Quint (PSE). – Monsieur le Président, il y a trois semaines se rouvrait le procès du médecin palestinien et des infirmières bulgares en Libye. La procédure qui a été choisie est très compliquée et rendra difficile l'aide des organisations internationales pour défendre le droit de ces personnes qui ont été emprisonnées à tort. En effet, la procédure ne comporte qu'une audience par semaine. Vous voyez combien la défense va avoir des difficultés à s'organiser. De plus, tout le monde sait que, matériellement, les faits qui leur sont reprochés ne sont pas vraisemblables et que, depuis sept ans, ces citoyens sont détenus en prison et torturés.
Par conséquent, pourrions-nous, ensemble, dire à la Libye que notre seul souci, aujourd'hui et pour l'avenir, est d'aider les jeunes Libyens qui ont été contaminés par le sida. Mais, en aucun cas, nous ne voulons qu'elle prenne des citoyens d'Europe ou du monde en otage. Il faut dire aux autorités, au nom des droits de l'homme, au nom du respect de la Libye:"libérez-les!"

 
Mardi 11 décembre 2007 à Strasbourg
 

Intervention
 
3 mai 2007 - Catherine Guy-Quint pose une question écrite sur l'avenir de la filière ovine
 

Question écrite
 
14 février 2007 - Catherine Guy-Quint pose une question écrite sur la filière arboriculture
Production de pommes
 

Question écrite
 
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